tu sais que tu es maman (ou papa) quand… #2

Quand tu as fait une liste de naissance, mais que tes proches ont décidé d’offrir le doudou

Source : M6

Quand chaque apprentissage est une prouesse. « OH MON DIEU ELLE A ATTRAPÉ SON PIED ! J’appelle ma mère !!! Prends une photo ! »

Quand tu laisses la porte grand ouverte pour aller aux toilettes… Au cas où bébé t’appellerait…

Quand tu es déjà arrivé(e) à court de comptines…et que t’as improvisé… « Quand je fais de laaa puréééée mousseline, je suis sûre de ce qu’il y a dedans » (me juge pas je ne mange que de la purée maison)(mais je regarde un peu trop la télé)

Quand tu fais les soldes et que tu craques plus souvent que d’habitude… « C’est pas grave, c’est pas pour moi« . « Oui, elle a déjà plein de robes, mais c’est pas grave je vais l’acheter en 18 mois elle la mettra plus tard !« 

Quand tu sais trop bien compter de 30 en 30 !

Quand tu te dis qu’il pourrait y avoir les jeux olympiques des parents. Epreuve n°1 : temps de réaction aux pleurs à 2h du mat. Epreuve n°2 : couper les ongles de bébé sans lui couper un doigt de pied au passage. Epreuve n°3 : nouer une écharpe de portage en moins d’une demi-heure. Epreuve n°4 : détacher un body plein de cacaprout de bébé allaité. Epreuve n°5 : Préparer un bib avec un bébé de +8kg dans les bras. A 3h du mat. Epreuve n°6 : Déterminer la taille d’un body sans regarder l’étiquette. Epreuve n°7 : Utiliser un mouche-bébé. Epreuve n°8 : épreuve d’endurance : urvivre à belle-maman qui te donne des conseils « pour t’aider »… (t’en as d’autres ? partage dans les commentaires !)

 

vaccins ou pas, sacrée prise de tête

Avant de devenir maman, je n’avais pas tellement d’avis sur les vaccins. Mon avis professionnel, tout ce qu’il y a de plus banal : « il faut être vacciné pour se protéger soi et les autres ». Je pensais que ne pas être vacciné c’était un peu égoïste quand même. Et que Pasteur, tout ça, c’était cool d’avoir sauvé des vies avec ses vaccins. Bref je ne m’étais pas documenté sur la question et j’étais à jour dans mes propres vaccins, je ne me posais pas de questions, suivant l’avis du corps médical aveuglément (comme beaucoup d’entre nous).

 Et puis j’ai enfanté une petite merveille. Et j’ai commencé à me poser des questions, car je veux ce qu’il y a de mieux pour ma petite merveille. J’avais entendu qu’il y avait plusieurs polémiques sur les vaccins, notamment celui contre la grippe H1N1, ou le Gardasil… J’avais moi-même été vaccinée contre le cancer du col de l’utérus, parce que je n’avais pas envie d’avoir le cancer, et puis un vaccin de plus pour ma collection… Quand il y avait eu des questionnements sur ce vaccin je m’étais quand même dit « oups, j’ai eu chaud« , sans réaliser vraiment. Mais quand il ne s’agit plus de nous mais de nos enfants, c’est différent… Et j’ai commencé à creuser.

Je suis bien entendu tombée sur le site du professeur Joyeux. C’est le premier endroit où tu atterris quand tu commences à te poser des questions. Et petit à petit, en fouinant sur le net, j’ai commencé à comprendre. Que vacciner un petit enfant de deux mois à tour de bras ce n’est pas forcément logique. Qu’il y a des choses dans les vaccins qu’il ne devrait pas y avoir. Et que les médecins et pédiatres aiment bien suivre le calendrier vaccinal à la lettre sans se poser de question. Finalement, j’ai le sentiment qu’en matière de vaccins, peu se posent de questions. Et que quand tu oses en poser, on te fait la morale. (« mauvaise mère » va!)

 Donc quand poupette a eu deux mois, on a oublié le rendez-vous chez la pédiatre (pour de vrai, on était un peu en galère de tire-allaitement). Du coup on y est allés entre le deuxième et le troisième mois, et on n’avait pas les vaccins. La pédiatre a essayé de garder l’esprit ouvert mais de nous persuader que c’était important les vaccins, et qu’il fallait qu’on les fasse. Puisque j’étais réticente, que je trouvais que sept d’un coup ça faisait beaucoup, elle m’a dit qu’on n’avait qu’à ne pas les faire en même temps. Donc six, et un autre à part. Mouais. Nous avons donc décidé que puisque notre fille était allaitée, et qu’elle recevait encore mes anticorps (faut bien que cette galère de tire-allaitement ait du positif), il n’y avait pas raison de se presser. D’autant plus que les vaccins obligatoires ne le sont que pour l’entrée en collectivité.

 Peu de pays sont concernés par l’obligation vaccinale, et en France seuls trois vaccins sont obligatoires : contre la diphtérie, la poliomyélite, et le tétanos. Les autres sont recommandés. Les vaccins obligatoires le sont pour l’entrée en collectivité (crèche, école,…) ou doivent avoir été faits (rappels également) pour les 18 mois.


Crédit photo © Service photo du département du val de marne.

Nous avons donc attendu car je trouvais ma princesse trop petite pour être piquée d’un super cocktail de sept vaccins. C’est peut-être naïf de ma part, mais je me suis dit qu’on attendrait un peu que son système immunitaire se développe et qu’elle soit un peu plus costaud. Et puis cela m’a laissé un peu de temps pour mûrir tout ça dans ma tête, car le problème quand on est jeune parent, c’est que ce genre de décisions à prendre te tombent par dizaines sur la tête sans que tu aies le temps de les voir venir, et de pouvoir faire ton choix correctement. (Même si pour la plupart des parents la vaccination n’est pas un choix puisque présentée comme une évidence par les pédiatres).

J’ai donc appris que certains vaccins étaient controversés (celui contre le virus de l’hépatite B par exemple qui serait la cause de la sclérose en plaque), et que de nombreux vaccins contenaient un adjuvant nocif pour la santé : l’aluminium, que notre organisme n’évacue pas, qui migre où il en a envie dans ton corps et qui serait responsable de maladies pas très sympas (cancers, myofasciite à macrophages…). Que le cocktail de vaccins contenant uniquement ceux qui sont obligatoires (DTP) n’était plus produit. Que si je le voulais vraiment, je pouvais toujours aller voir ma pédiatre pour avoir une ordonnance à faxer au laboratoire, pour attendre jusqu’à trois mois ce fameux vaccin… Mais que ce vaccin contient tout de même de l’aluminium, comme tous les vaccins d’ailleurs, parce que c’est plus pratique pour le labo d’utiliser le même adjuvant pour tous. C’est là que j’ai commencé à entrevoir l’histoire de gros sous qui se cache sûrement derrière tout ça.

Il faut savoir que l’aluminium est reconnu neurotoxique et interdit par exemple dans les déodorants. Qu’on a constaté des allergies chez les chats et donc qu’il n’y en a plus dans leurs vaccins… Mais toujours dans les nôtres.


Pour en savoir plus tu peux aller lire ce site (et en parler à ton pédiatre accro aux vaccins pour qu’il te dise que ce sont des bêtises comme ça tu auras les deux versions !)

Toujours est-il que prendre la bonne décision en tant que parent, c’est dur. Je suis allée étudier les composants des trois vaccins : le DTVax (trivalent contenant juste les trois vaccins obligatoires), le Tetravac (avec la coqueluche en plus), et le Pentavac (avec la méningite). J’ai écarté d’office l’hexavalent car je ne souhaitais pas vacciner ma fille contre l’hépatite B, qui à mon sens n’a aucun intérêt pour un bébé. Et je me suis aperçue que quelque soit le vaccin réalisé, le taux d’hydroxyde d’aluminium serait le même : 0,3mg (voir ici et ici). Donc si je veux que ma fille reçoive le moins d’aluminium possible (à part ne pas la vacciner du tout), il valait mieux faire le moins d’injections possibles.

Et puis nous avons eu notre rendez-vous du quatrième mois avec la pédiatre. Qui nous a pris de haut, a voulu nous faire culpabiliser (à la « ce n’est pas juste pour elle qu’il faut la vacciner mais pour les autres« ), a insisté sur le Pentavac, et nous a sorti de belles boulettes (en vrac, qu’on pouvait utiliser l’eau du robinet pour les biberons, ou que faire ses purées soi-même avec des légumes bio ça ne servait à rien, que les petits pots industriels étaient très bien…). Je précise que je n’ai à aucun moment été vindicative, au contraire. J’ai juste dit qu’elle n’était pas encore vaccinée et qu’on voulait un Tetravac. Quand j’ai compris que la discussion n’était pas possible, j’ai évité de répondre. Et on est repartis avec une ordonnance pour le Tetravac « ou Pentavac ».

Alors en sortant de là, au moment d’aller chercher le Tetravac, j’ai commencé à douter. Parce que je ne suis pas infaillible, que je veux le mieux pour ma fille, et que c’est dur de savoir ce qui est le mieux dans ces conditions. Que nous choisissions le Tetravac ou le Pentavac, niveau aluminium, c’était pareil. Mais le Pentavac couvre contre la méningite aussi. Et la méningite est-ce que c’est grave ? Je n’en savais rien. Je me suis creusé les méninges (justement), à essayer de savoir quoi faire, car si on faisait le Penta et la méningite, autant faire le Prevenar (un autre type de méningite). Finalement on n’a pas pris le Tetravac et on est rentrés réfléchir à la maison.

Parce que j’ai sérieusement cru à ce moment de ma réflexion sur le sujet que mon cerveau allait griller ! Je voulais le mieux pour ma fille ; ne pas l’intoxiquer à l’aluminium ; faire le moins de vaccins possibles et laisser son système immunitaire se forger naturellement… Mais c’était impossible, et il allait falloir faire des concessions. Mais lesquelles ?!

Alors il a fallu aller se documenter un peu plus sur ces maladies. J’ai fait des recherches sur les trois types de méningites, j’ai regardé s’il y avait beaucoup de cas. Et je me suis posé la question de savoir si j’arriverais à être sereine sans qu’elle soit vaccinée contre le pneumocoque. Si je n’aurais pas peur tous les jours qu’elle chope l’une de ces maladies. Si je pourrais vivre normalement sans la surprotéger à cause de cela. La réponse est non.

C’est à ce moment-là que je suis tombée sur le blog du Dr Tisserand, qui pour une fois, proposait une solution. Pour lui, il fallait faire le DTP + la coqueluche, et c’est tout. Je te laisse lire l’article en question, c’est intéressant. Nous, on était séduits, on a carrément décidé d’aller le voir pour que ce soit lui qui vaccine notre fille.

Sur place, on a un peu déchanté : nous qui avions une si bonne opinion des médecins homéopathes, celui-là n’a fait que parler de lui et de son site (c’est de notre faute, on l’avait lancé), et s’est peu intéressé à notre fille (d’ailleurs il n’a demandé son sexe qu’au bout de 10 minutes de consultation), je n’ai pas pu poser toutes mes questions, bref, grosse déception à la sortie. On avait quand même une ordonnance pour le Boostrix Tetra et de l’homéopathie, mais pour moi il était hors de question de retourner le voir (surtout vu le prix de la consultation).

Alors, fatiguée, j’ai décidé que tant pis, même si elle était loin, on retournerait voir la super généraliste homéopathe qui avait détecté le problème de succion de notre fille quand l’allaitement était une torture. Je lui ai envoyé un mail pour lui demander si elle voulait bien, et si l’homéopathie qu’on nous avait prescrit lui convenait. Réponse : oui, et oui, du coup on y est allés. Et on n’a pas regretté de faire une heure de route pour la revoir. Je lui ai demandé si elle pensait qu’on devrait ajouter le Prevenar, elle m’a répondu : « on verra comment elle réagit déjà à celui-là ». Exactement une réponse de personne sensée.

Donc voilà, notre fille est enfin vaccinée, contre le DTP et la coqueluche, et aura son premier rappel en février. Depuis tout cela évidemment je suis hyper sensible à cette question de la vaccination. En tant que prof la recommandation de rendre tous les vaccins obligatoires (en dépit des conclusions des jurys de la concertation) me choque profondément : c’est anti-pédagogique. Les gens ont peur, se posent des questions, la réponse : les forcer ! Quelle mauvaise idée. J’espère sincèrement qu’elle ne sera pas suivie. Que les inquiétudes des citoyens seront prises en compte, plutôt que les intérêts des laboratoires.