comment j’ai dépassé mon apiphobie (enfin presque)

La phobie, c’est cette peur panique qui dépasse toute raison, et qui parfois (souvent) attise les moqueries. Certains ont peur des vaches, des clowns, des araignées, ou même de l’école… On sait rarement d’où elle vient, mais la phobie peut vite devenir un handicap au quotidien et donc te pourrir la vie.

Pour ma part, je suis apiphobe. J’ai la trouille de tout ce qui pique. Cela comprend bien sûr les araignées, mais aussi les moustiques, les guêpes et les abeilles, et puis aussi les vaccins et autres prises de sang : tout ce qui implique une aiguille ou un dard qui percerait ma peau m’angoisse.

Le bourdonnement d’un insecte me fige sur place*. Même la vision de quelqu’un se faisant vacciner dans un film me fait tourner la tête. A l’âge de dix ans, quand j’ai du être hospitalisée pour que l’on me retire un grain de beauté, l’anesthésiste n’a jamais pu me faire la piqûre d’anesthésie locale. J’ai donc subi ma tout première anesthésie générale, et tous les risques qu’elle comporte… pour un pauvre grain de beauté.

* Autant te dire que j’évite soigneusement de passer près des haies bourrées de guêpes durant l’été.

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Crédit photo  © 55Laney69

En vieillissant, les examens médicaux devenaient un calvaire (ne serait-ce que les bilans sanguins demandés pour la pilule). J’ai du prendre sur moi pour essayer de surpasser cette peur de l’aiguille. Et j’ai en partie réussi. En partie car quand j’ai un vaccin à faire j’y vais à reculons et en tournant la tête au moment fatidique (ou alors je n’y vais pas en espérant que ça ne se remarquera pas*).

Et en partie aussi, car c’est toujours la panique quand j’entends un moustique voler près de mon oreille. Et il n’y à rien à faire. Si j’arrive à surmonter les vaccins et prises de sang, qui sont des piqûres contrôlables, contrôlées, faites dans de bonnes conditions d’hygiène et pour la bonne cause, et si les araignées peuvent être facilement écrasées* sans aucune pitié… Ce n’est pas le cas des abeilles, des bourdons, des moustiques, qui volent, et sont insaisissables, incontrôlables, imprévisibles…

* Je vais probablement devoir être un peu plus sérieuse de ce côté-là à partir de la rentrée, puisque je vais travailler avec des enfants.
* J’ai abandonné la technique de l’aspirateur après avoir rêvé qu’elles remontaient le long du tuyau !

Needle and Thread
Crédit photo © Philippa Willitts

J’ai gagné le contrôle sur une partie de ma phobie. Mais tous les étés, c’est la même galère.

Vivement l’hiver.

One Reply to “comment j’ai dépassé mon apiphobie (enfin presque)”

  1. […] ne vais pas t’écrire un nouvel article sur mes phobies, je pense qu’on a bien fait le tour. Le fait est que depuis que cette fameuse décision a été prise, je suis littéralement morte de […]

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