récit de mon allaitement catastrophique

Si la dernière fois je t’ai raconté mon accouchement de rêve, cette fois-ci tu vas moins m’envier puisque je vais te raconter la catastrophe de mon allaitement.

Tout partait plutôt bien puisque j’avais assisté au cours de préparation  à l’allaitement, que j’étais motivée et que mes tétons étaient parfaits pour ça (peut-être le compliment le plus bizarre que j’aie reçu). Après l’accouchement, ma fille a été mise au sein dans les deux heures qui ont suivi, car je savais que c’était important. Et au début tout semblait bien se passer. J’étais un peu gauche et impressionnée, mais j’appréciais la complicité avec mon bébé.

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Et puis les soucis se sont enchaînés. Je savais que ma fille réclamerait souvent pour stimuler la montée de lait et on m’avait dit de lui donner le sein à la demande. Mais ma grenouille tétait pendant une heure au sein, s’endormant en y restant accrochée. Une nuit, elle m’a complètement empêchée de dormir, si bien qu’à trois heures du matin je piquais tellement du nez que j’ai appelé à l’aide la nurserie, de peur de faire tomber mon bébé par terre. On m’a dit que ma fille avait juste envie de téter, qu’elle n’avait pas faim ; bébé emmaillotée avec une tétine dans la bouche, j’ai fini par dormir. Le calvaire a commencé puisque les crevasses sont apparues. Je souffrais et serrais les dents à chaque tétée, mais c’était normal, c’était la montée de lait. On m’a dit de mettre de la lanoline pour les crevasses, et on m’a demandé pourquoi je n’en avais pas mis avant ! On m’a dit de ne pas la laisser une heure au sein, mais un quart d’heure, une demi-heure maximum, alors j’ai commencé à la retirer du sein tant bien que mal avant qu’elle ait fini. Je suis repartie de la maternité avec de belles crevasses, et un bébé qui ne reprenait pas son poids de naissance. Mais tellement contente de rentrer chez moi.

On m’a laissée rentrer chez moi avec un bébé qui n’avait pas repris son poids de naissance à la condition de passer à la PMI trois jours plus tard (il y avait un week-end au milieu). Ce que nous avons donc fait, nous jeunes parents, et c’est là que les misères ont commencé. Car arrivés à la PMI, la grenouille n’avait toujours pas repris ses 3kg, et continuait même de perdre du poids. Nous y sommes allés deux jours de suite, sans changement. Ils m’ont observée donner le sein, ont voulu corriger la position (qui était pourtant bonne : c’était pour avoir quelque chose à dire). Ils ont appelé la pédiatre de la PMI, nous ont gardé une heure à nous donner plein de conseils. La pédiatre a diagnostiqué une candidose qui aurait touché la bouche de ma fille et mes seins : nous voilà avec du daktarin et du bleu de gentiane à appliquer plusieurs fois par jour…

J’ai mal, terriblement mal, mais je m’accroche, c’est la deuxième semaine et il faut absolument que ma fille reprenne du poids. Mon moral est au plus bas et je redoute chaque tétée. Elle, de son côté, ne fait que hurler quand elle ne s’endort pas d’épuisement… Nous allons voir une autre pédiatre, qui elle ne voit pas de muguet dans la bouche de notre fille. Elle nous conseille de passer au lait en poudre si ça ne s’améliore pas.

De retour à la PMI en fin de semaine, il n’y a pas d’amélioration, et on nous dit de revenir en début de semaine suivante, que si notre fille n’a toujours pas commencé à reprendre du poids il faudra lui donner du complément. C’est à ce moment-là que je dis stop : ma fille est squelettique, complètement amorphe, quand elle ne dort pas elle pleure parce qu’elle meurt littéralement de faim ! Le lundi, sans surprise il n’y a pas d’amélioration, et nous nous refusons de suivre encore les conseils de la PMI : le papa fonce à la pharmacie pour chercher celui qui va nous sauver de cette situation invivable : le tire-lait.

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Et là miracle, grâce au tire-lait et aux biberons de lait maternel, ma petite reprend du poids. Je continue de donner le sein tout en tirant mon lait, mais les biberons sont clairement indispensables. A la PMI, ils nous disent de ne pas trop donner de biberon au risque de ne plus pouvoir la remettre au sein. Ils veulent que nous revenions quelques jours plus tard pour toujours plus nous surveiller et nous donner leurs conseils dont nous commencions à bien nous passer : c’est non, cette fois nous partons au vert en Normandie, loin de ces fous, avec notre bébé. Notre bébé, qui s’est métamorphosée : maintenant qu’elle mange à sa faim, elle est calme, elle dort, et ne pleure plus… ce qui me fait d’autant plus culpabiliser de l’avoir laissée endurer cette diète forcée.

Je commence sérieusement à être épuisée, et c’est pendant cette semaine de vacances aux petits soins de ma maman que je fais mon premier engorgement. Une visite chez la généraliste et celle-ci écarte l’infection et me prescrit de l’ibuprofène et des massages. Elle me demande si j’ai essayé les bouts de sein : oui, et ça me fait encore plus mal que sans… Grâce à l’ibuprofène, l’engorgement passe. Ma mère veut que j’aille voir une homéopathe pour qu’elle nous donne son avis sur cet allaitement compliqué. Rendez-vous est pris à Paris la semaine suivante.

Et c’est cette homéopathe qui va détecter (enfin, après plus d’un mois de vie), que le problème de cet allaitement ne vient pas de moi… Après avoir mis son petit doigt dans la bouche de ma fille, elle soupçonne un « réflexe de morsure très prononcé » : comprendre par là que toute la lanoline de la terre, que toutes les positions d’allaitement imaginables, n’auraient pas soigné mes crevasses. Elle nous a conseillé de voir un ostéopathe, car la position en siège du bébé in utéro pouvait être à l’origine de ses difficultés à téter. Nous sommes repartis avec un semblant de solution mais surtout, avec une explication, et un peu plus de confiance en nous.

Le week-end qui suit je fais face à ce qui s’avérera être ma première mastite. Au fond du tire-lait, un dépôt jaunâtre, qui m’inquiète beaucoup. J’appelle une sage-femme qui me conseille d’aller aux urgences de la maternité pour écarter l’hypothèse d’un abcès. J’ai le sein douloureux, je tire beaucoup moins de lait, un dépôt se trouve au fond du biberon de lait tiré, mais le médecin que je vois ce jour-là aux urgences de la maternité me dit que je n’ai rien et que mon sein va parfaitement bien ! Je repars chez moi, dépitée, avec mon sein douloureux et inquiète de ne bientôt plus avoir de lait.

Je pense que beaucoup de mamans auraient déjà abandonné à ce moment-là (à raison), mais que veux-tu, je suis une tête de mule et je voulais vraiment donner mon lait. J’ai donc trouvé une consultante en allaitement sur internet et nous avons eu un rendez-vous rapidement. Elle a confirmé le réflexe de morsure et ne s’est pas étonnée que notre fille ne parvienne pas à téter… Durant la consultation de deux heures, elle nous a donné plein de conseils, et surtout nous a déculpabilisés. C’est elle qui nous a fourni une liste de bons ostéopathes pour que nous puissions y emmener notre fille et l’aider à téter un peu mieux (histoire qu’elle ne mette plus 1h à boire 30ml au biberon !). Elle nous a conseillé de l’homéopathie pour ma mastite qui ne partait pas.

L’ostéopathe a manipulé notre fille avec beaucoup de douceur, pas de craquements, pas de bruits, pas de pleurs. Et pourtant à partir de ce moment-là notre fille a avalé ses biberons bien plus facilement. Elle n’a pas repris le sein pour autant, trop lente, mais au moins les biberons n’étaient plus une torture.

Les soucis de notre fille se réglaient peu à peu (même si je commençais à accepter l’idée de ne jamais pouvoir la remettre au sein), mais les miens, non : la mastite était toujours là, et je n’avais presque plus de lait dans le sein qui était touché. Je suis allée voir une gynécologue, qui n’a pas eu grand chose à me dire, à part comme les autres : ibuprofène, massages… cela faisait une semaine et demie que mon sein était « bouché », et je désespérais. J’ai fini par aller voir une généraliste, qui m’a prescrit du Nifluril pendant cinq jours avec arrêt de l’allaitement.

J’avais prévu le coup et acheté du lait en poudre bio, me refusant à aller chercher du lait qui ne me conviendrait pas en catastrophe à la pharmacie. Donc j’avais ce qu’il fallait, mais c’était dur de prendre la décision, même si ça n’était que pour cinq jours, même si elle aurait mon lait après puisque je continuais de le tirer… J’avais presque l’impression de l’empoisonner (pas du tout dramatique la fille !) Alors j’en ai profité de ces cinq jours. J’ai bu du vin rouge, ce qui ne m’étais pas arrivé depuis plus de dix mois ! J’ai bu du café, je me suis reposée… Et je me suis rendue compte que ces cinq petits jours n’étaient pas si mal finalement, et me permettaient de prendre de la distance, de faire redescendre la pression… pour mieux repartir au combat après.

Car les cinq jours se sont terminés et il a fallu que je relance la lactation de mon sein à peine guéri (ce qui signifiait plus de tirages !). J’étais motivée et cela s’est bien passé. De retour à la PMI (même si j’y allais à reculons) le poids de notre fille était parfait (et pourtant ils voulaient encore que je revienne…non merci !). J’ai fait d’autres engorgements, que j’ai réussi à éliminer grâce à des massages, à l’ibuprofène, et en mettant le tire-lait un peu plus fort.

Jusqu’à ce qu’une nouvelle mastite fasse son apparition, et que je doive (à nouveau) m’arrêter cinq jours. J’ai bu du vin rouge. Et j’ai décidé de me faire prescrire à l’avance du nifluril pour en avoir sous la main au cas où, et ne pas tarder à commencer le traitement. J’ai commencé à prendre mes marques, mes habitudes, et à me résigner au fait que cet allaitement chaotique, ce serait le mien. Depuis, ma sage-femme m’a conseillé de remplacer le Nifluril par du Ketoprofene, compatible avec l’allaitement… Et tant mieux, car arrêter l’allaitement pendant 5 jours toutes les semaines ça commençait à ne plus valoir le coût !

Aujourd’hui, je suis à bientôt quatre mois de tire-allaitement. Ce n’est pas un allaitement classique. C’est de loin la plus compliquée des manières de nourrir son enfant. Je dois nettoyer de nombreuses fois par jour tous les biberons, mon matériel pour le tire-lait. Je dois stériliser tout cela régulièrement. Je dois surveiller la péremption du lait que j’ai tiré et bien le conserver au réfrigérateur. Et je me trimballe ce mastodonte de tire-lait partout où je vais : je suis contrainte de tirer mon lait toutes les 3 heures si je ne veux pas risquer une nouvelle mastite. Ce qui fait que, si ma fille n’est pas loin de faire ses nuits… je me réveille quand même une à deux fois par nuit pour tirer mon lait. Pour le mettre dans un biberon puis au frigo. Et laver tous les accessoires. (Et enfin me recoucher).

Je suis fière d’avoir fait cela pour ma fille, elle le mérite : elle mérite que je fasse tout mon possible pour elle (et je suis tellement convaincue que mon lait est ce qu’il y a de mieux pour elle qu’il était impossible de ne pas tout faire pour le lui donner). Je suis épuisée, je ressemble à un squelette malade (pire qu’un squelette). La majorité des gens ne comprennent pas pourquoi je me donne tout ce mal alors que je pourrais simplement passer à la poudre (et retrouver un semblant de vie), les autres ne se rendent pas compte de l’implication que ce mode d’allaitement demande (« c’est cool le papa peut participer« ). Je suis partagée entre la très forte envie d’arrêter maintenant que j’ai atteint les trois mois, et l’envie d’aller plus loin, puisque je souhaitais à l’origine allaiter six mois… maintenant que j’ai pris le rythme du tire-allaitement, pourquoi arrêter ?

(Je dois être un peu masochiste. Ou juste folle amoureuse de ma fille !)

Quand je vois des mères allaiter j’ai envie de pleurer (et souvent, je pleure). J’aurais tant aimé pouvoir le faire, me passer de toutes ces complications, je trouve cela tellement injuste d’en avoir été privée alors que j’ai fait tout ce qu’il fallait. J’aimerais pouvoir avoir cette proximité avec ma fille, que je ne retrouve pas avec le biberon, et que je ne parviens pas à créer autrement à cause de l’épuisement. Et j’ai toujours cette crainte de n’avoir, à un moment dans toute cette histoire, pas fait ce qu’il fallait, d’avoir abandonné le sein trop tôt (mais en même temps, il fallait bien qu’elle mange). J’en veux aux professionnels que j’ai rencontré et qui n’ont pas su m’aider, voire pire qui m’ont fait penser que le problème venait de moi, et ont mis ma fille en danger par la même occasion. Un peu de remise en question ne ferait pas de mal à certains !

Quand j’entends « l’allaitement, c’est dur au début, il suffit de s’accrocher », j’ai des envies de meurtre. Non, nous ne sommes pas toutes égales à ce sujet. Et il n’y a pas non plus à se sentir fière d’avoir réussi un allaitement…(ce n’est pas la course, au nombre de mois, non plus) : mais chanceuse, oui. Très chanceuse.

Si tu as tout lu et que tu as des soucis d’allaitement, sache que j’écrirai bientôt un article « mode d’emploi » du tire-allaitement, parce que je me dis que cela peut aider les femmes qui comme moi, ne veulent pas renoncer. Mais je peux déjà te donner ce lien qui recense les conseillers en lactation, qui ont une formation (renouvelée régulièrement), et qui savent de quoi ils parlent…

10 Replies to “récit de mon allaitement catastrophique”

  1. J’ai vécu les mêmes galères que toi. Quelle souffrance. Crevasses, muguet, compléments à la seringue et mes petits jumeaux qui n’atteignaient pas la barre des 3 kilos. J’ai accouché sans péri, et pourtant la douleur de la mise au sein m’a paru plus vive. J’en ai passé des journées et des nuits à pleurer de cet échec, ne comprenant pas pourquoi c’était si facile pour les autres, et impossible pour moi. J’ai du renoncer assez vite car le temps passé à essayer de les nourrir était incompatible avec les besoins de ma famille nombreuse, et même si je sais que c’était la meilleure décision pour tous, j’ai encore parfois quelques regrets de ne pas avoir tenu plus longtemps. J’en parle dans un de mes billets si tu veux ici : https://wordpress.com/stats/day/quatreenfants.wordpress.com
    Bon courage, et maintient le tire lait jusqu’a 6 mois si tu en as besoin, sinon tu risques de le regretter ensuite.

  2. Je suis allée lire (même si ton lien ne fonctionne pas, j’ai cherché! ;), effectivement je n’imagine même pas le calvaire avec des jumeaux (et surtout deux grands)… je pense que tant qu’on est pas au sein de manière « normale », on regrette, tu sais… pour ma part je continue exclusivement jusqu’à ses quatre mois, et ensuite je diminuerai très progressivement, je me prendrai moins la tête (enfin j’essaierai). Mais j’aurai toujours des regrets d’avoir « raté », parce qu’on n’a pas ce lien qui a l’air si génial. Et surtout, même si on se donne à 100%, qu’on fait ce qu’on peut, on a toujours l’impression que c’est de notre faute et qu’on ne s’est pas assez accrochées, parce que c’est ce qu’on veut nous faire croire… au lieu de faire des campagnes pour sensibiliser les femmes à l’allaitement, il faudrait former les pros à mieux nous accompagner !
    Mais au final ce qui me fait le plus de mal, c’est quand je regarde les photos de ma puce à ses débuts dans la vie, toute maigre, les lèvres violettes à cause du bleu de gentiane (qui ne servait à rien puisqu’elle n’a jamais eu le muguet!) : tout ce qu’elle a enduré, elle a crevé de faim deux semaines…je pleure en repensant à ça, à ce qu’elle a souffert, et je m’en veux terriblement.

  3. La galère de l’allaitement au tire lait…je suis en plein dedans! Ma puce est née prématurément à 33 SA et les mises au sein étaient chaotiques…douleur, crevasses et succion difficile! J’ai décidé de passer au tire allaitement rapidement ( avec l’aide de l’équipe de la maternité ) et sans regrets! J’en étais arrivée à redouter la mise au sein! Chez nous tire allaitement exclusif jusqu’à ses 4 mois puis mixte avec un biberon de lait artificiel par jour de 4 à 5 mois. J’ai réduit la fréquence de tirage car je reprend le travail pour ses 5 mois. Je suis actuellement à 3 tirages par jour et notre congélateur est plein de lait ! Je souhaite conserver au moins deux biberons de lait maternel le plus longtemps possible! Je suis d’accord avec toi pour dire que c’est la manière la moins pratique pour nourrir son enfant mais comme toi j’étais prête à beaucoup de sacrifice pour lui donner ce que j’estimais le meilleur pour elle. Tu peux être fière de toi!

  4. Coucou Alice et merci pour ton commentaire. Tu as de la chance (dans ton malheur de tire-allaitement!!) ! J’espère pouvoir me contenter de trois tirages bientôt. Pour ma part le congélateur est loin d’être plein, j’aurais aimé, mais mes mastites successives (pour lesquelles j’ai été mal conseillée pour les anti inflammatoire, j’ai du jeter mon lait…) m’ont fait user tout mon stock. :(
    En tous cas bon courage pour ta fin d’allaitement, on a fait le plus dur !!! :)

  5. Tu t’es vraiment accrochée pour quelqu’un qui a été si mal accompagnée… J’ai tiré mon lait 6 mois avec la reprise du boulot… Aujourd’hui j’en suis dégoûtée et pourtant j’allaitais en parallèle ! Ma fille a 13 mois elle n’a gardé que sa tétée du matin ! N’hésite pas à en lire plus sur mon blog :)
    Et belle suite <3

  6. « et on m’a demandé pourquoi je n’en avais pas mis avant !  » Quand tu parles de la lanoline, juste cette phrase me choque de la part du personnel soignant !!! Fin, c’est juste un jugement de valeur quoi.
    Et puis bien embetant que personne ni à la mater, ni à la PMI n’ai été capable de diagnostiquer ce reflexe prononcé de ton bébé.
    C’est ça qui m’enerve, le manque de formation des professionnels, car avec un peu
    + de formation et de connaissances de leurs parts, ton histoire d’allaitement aurait pu être totalement différente

    En tous cas BRAVO pour t’être accrochée comme ça et aussi pour le tire allaitement (car ça franchement je n’aurai pas pu et j’admire les mamans qui y parviennent)
    Pour ma part, j’allaite encore ma 28 mois avec des débuts un peu galère, j’ai tiré mon lait quand j’ai repris à ses 9 mois mais seulement jusqu’à ses 1 ans parce qu’après elle se rattrapait quand j’étais là.
    L’allaitement c’est naturel, mais ce n’est pas toujours facile, loin de là. Quand on dit qu’il suffit de « s’accrocher » et pour avoir déjà prononcé cette phrase,je pense que ça fait partie des phrases bateaux et complètement idiotes qu’on peut sortir

    Bonne route et pleins de bonheur pour la suite

  7. Effectivement, l’allaitement n’est pas pavé que de fusion parfaite avec son bébé mais aussi parfois de vraie et longues galères auxquelles les conseils bien intentionnés (il faut s’accrocher et après c’est que du bonheur) n’apportent rien à part un petit bout de désarroi supplémentaire…
    Pour les éventuelles mastites et engorgement, un truc de grand-mère (ou de sage-femme expérimentée) qui marche du tonnerre et permet de limiter voire éviter les anti-inflammatoires : des feuilles de chou dans le soutien-gorge (griffées à la fourchette pour laisser les molécules actives se diffuser). Pas très glamour mais terriblement efficace (j’ai testé, résultat impressionnant).
    Et pour le reste faites vous confiance sur le moment où vous voudrez arrêter : il n’y a que vous qui pouvez savoir quand c’est le bon moment…

  8. Merci pour vos messages , ça me touche :)
    J’ai testé la feuille de chou, aucun effet sur moi malheureusement (j’ai l’impression d’avoir tout testé !). Et je ne suis même pas sûre que ce soit des mastites que je fasse, puisque personne n’a été en mesure de me dire ce qu’était ce dépôt jaune au fond du tire-lait. Je suppose que c’est du lait séché, mais c’est de l’auto-diagnostique, puisque personne n’a rien à me dire là-dessus !
    Ce qui est sûr c’est qu’on se sent bien seule en cas de soucis, et que tout le monde est là pour nous culpabiliser de ne pas allaiter, mais pas pour nous aider à y parvenir !

  9. […] tu le sais, je tire-allaite, et au début de mon allaitement, être la seule debout à 2h du matin pour tirer mon lait […]

  10. eh bien moi je ne connais pas de crevasses ou autres mais par contre je connais bébé très maigre les photos sont assez impressionnantes !!! j’ai même l’impression que le fait de ne pas prendre le sein l’a soulagée alors que moi ça me déchire encore, même 3 mois après avoir complètement arrêté le sein !!! ce que j’aurais aimé allaiter pendant des années !!! allez courage

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